Deuxième portrait d’entrepreneur atypique: après Luc Texier, nous accueillons Yann Borgstedt. Il nous livre ici un bref un aperçu de ses activités, aussi variées que passionnantes.
1) D’où venez-vous, que faites-vous et où allez-vous ?
Je suis un entrepreneur suisse qui gère un large éventail d’entreprises dans le développement immobilier, la relocation et le stockage en Angleterre, en France et en Suisse. J’ai étudié aux Etats-Unis et j’ai ensuite travaillé pour un fond de capital-risque pendant 6 ans à Londres. Je suis membre de la Young Presidents’ Organisation (YPO) à Genève et à Londres et je suis impliqué dans le réseau YPO « Economic Development ».
En 2005, j’ai créé la Fondation Smiling Children qui se concentre sur l’éducation, l’émancipation et le progrès des femmes en Afghanistan, en Israël, au Maroc et dans les Territoires palestiniens.
Dans la continuité des actions menées en faveur du progrès des femmes, le programme WomenChangeMakers a été lancé en 2009. Il identifie et soutient des entrepreneurs sociaux avec des idées innovantes en faveur du progrès de la femme. Le programme s’est inspiré du modèle Ashoka, dont je me suis imprégné au cours des dernières années, notamment à travers ma participation au réseau de soutien d’Ashoka en Suisse et en France où je conseille et guide deux fellows, Abdellah Aboulharjan et François Marty.
Je suis également un des membres du conseil d’administration du Center for New Diplomacy et je collabore avec Videre, une organisation non-gouvernementale qui dénonce les violations des droits de l’Homme dans le monde entier grâce à des documentaires audiovisuels.
2) Qu’est-ce qu’être nomade aujourd’hui ?
Etre nomade aujourd’hui, c’est, selon moi, une façon de vivre en se déplaçant, non plus au rythme des saisons, mais au rythme des marchés, des développements et des rencontres. Je me définis comme étant un nomade moderne qui se déplace beaucoup à travers le monde et qui ne possède pas forcément d’attache pour un lieu unique.
3) Quelle est votre conception du travail aujourd’hui ? A-t-elle changé au gré de vos expériences ? Pourquoi, et de quelle manière ?
J’attache beaucoup d’importance aux rencontres. Les relations humaines permettent de faire évoluer mes idées, d’affiner mes approches de développement. A l’heure actuelle, il est d’autant plus facile de communiquer avec des personnes de tout horizon et de toute culture.
Mes expériences passées m’ont permis de définir mes ambitions futures et de délimiter les domaines dans lesquels je souhaite entreprendre des projets.
4) Dans quelle mesure les outils numériques ont-ils influencé votre manière de travailler ?
Les outils numériques permettent d’être en relation directe et instantanée avec des personnes à travers le monde. La communication est facilitée mais les relations humaines peuvent parfois être biaisées car les nouvelles technologies imposent de la réactivité et peuvent créer de la distance entre les personnes.
5) Votre secret pour être (et rester) heureux ?
Etre un acteur de changement et se dépasser sans cesse. J’aime entreprendre de nouveaux projets qui ont un impact sur le développement des sociétés.
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A propos de Yann Borgstedt
Yann est un entrepreneur Suisse engagé dans de nombreuses activités centrées sur le développement des sociétés et des mentalités.
Sa façon d’aborder le nomadisme n’est pas tant accès sur la technologie mais sur le déplacement, la mobilité et la manière de créer du lien avec les autres malgré la distance qui les séparent.


