Lors de la conférence First sur la reprise d’entreprise, Gilles Gautier, Co-fondateur d’Aiguillage SA, une société d’accompagnement dans la transmission d’entreprises, a rappelé qu’en Suisse, 85% de celles-ci sont familiales et régies par trois principes : « le patron est irremplaçable », « l’entreprise est unique » et « la maximisation du prix de vente est une évidence. » Réussir sa remise implique d’examiner et mettre en doute ces a priori.
Concernant le premier point, Gilles Gautier a indiqué que, bien souvent, les chefs d’entreprise ne planifient pas leur succession. Ils connaissent en outre personnellement leurs clients, ce qui ne facilite pas la tâche de leurs successeurs en cas de reprise au pied levé.
Le modèle d’affaires, prévoyant la gestion des aspects fondamentaux par sa direction stratégique, n’est en outre pas remis en cause en vertu du caractère unique attribué à l’entreprise. Ce manque d’introspection peut également nuire au développement de la société.
Enfin, la valeur émotionnelle revêtue par l’entreprise fait qu’elle n’est souvent pas évaluée selon sa valeur réelle. Le cédant à « tendance à oublier les mauvaises années », a précisé Gilles Gautier. La deuxième partie de son exposé a consisté en la présentation de trois cas tirés de son expérience dans le domaine. « 55 ans : c’est l’âge idéal pour commencer à se demander comment transmettre son entreprise », a-t-il conclu.


