Premier intervenant à la 350ème conférence First Rezonance, Thierry Crouzet, auteur d’une trentaine de livres de vulgarisation informatique et du livre culte « Le Peuple Des Connecteurs » en est également l’inspirateur thématique. À l’occasion de la sortie de son livre « J’ai débranché : Comment revivre sans internet après une overdose » (extrait), il témoigne de son expérience et comment celle-ci l’a rapproché de « l’autre ».
De son propre aveu, l’écrivain «a fini par se griller les ailes à force de vivre vers le futur.» Une nuit, à deux heures du matin, cet inconditionnel de la connexion – via son blog, les réseaux sociaux ou ses pérégrinations sur le Net – a bien cru que son heure était venue. Persuadé de faire un arrêt cardiaque, il s’est retrouvé à l’hôpital. Bilan: plus de peur que de mal mais la naissance d’une conviction: la nécessité de débrancher, ne serait-ce que temporairement, la prise numérique.
«Ma femme avait mis mon téléphone dans mes affaires à prendre l’hôpital. Mon premier réflexe a donc été d’aller sur mon blog pour regarder les réactions à un article sur la révolution dans les pays arabes récemment publié», a indiqué Thierry Crouzet.
Conscient de sa dépendance à internet et aux interactions virtuelles, il fait le pari de « débrancher » pendant 6 mois.
Constatant sa dépendance, l’intervenant a décidé de mener une action jugée irréalisable par ses proches: se déconnecter durant 6 mois (du 1er avril au 1er octobre 2011). «La veille de l’expérience, j’ai téléchargé Wikipédia sur mon ordinateur au cas où», a commenté l’écrivain «intoxiqué».
Il a reconnu avoir dormi pendant les dix jours suivants le début de l’opération, une fatigue qu’il impute à la grande débauche d’énergie liée à la vie en ligne, synonyme de présence permanente. Le livre intimiste, au jour le jour, écrit pour relater cette déconnexion, vise entre autres à apporter son témoignage aux gens ne pouvant pas se prêter à un tel exercice pour des raisons professionnelles.



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