Pianiste-accompagnatrice, coach MédiaVoice et directrice des Ateliers de Comédie Musicale de Genève, Nathalie Chevallerau est aussi membre d’une cellule d’entraide pour femmes depuis 6 ans. Elle témoigne de son expérience d’un réseautage axé sur l’interaction constructive, solidaire et physique.
«J’ai eu la chance de faire partie d’une des premières cellules pilotes. Depuis, j’ai vécu six années fabuleuses au sein de celle-ci», précise-t-elle. Aujourd’hui, la Suisse en compte 18 regroupant environ 200 femmes. Le but de la démarche? Réunir un certain nombre de représentantes de la gent féminine – 15 dans le cas de Nathalie – ne se connaissant pas pour leur permettre d’évoquer leur vécu, tant professionnel que privé, et obtenir de l’aide de leurs paires.
L’entraide constitue la somme de cinq actions: partager, échanger, écouter, formuler et se taire
Selon Nathalie Chevallerau, l’entraide constitue la somme de cinq actions: partager, échanger, écouter, formuler et se taire. La locutrice a tenu à insister particulièrement sur ce dernier aspect en rappelant que les idées se matérialisent deux fois: dans la tête puis lorsqu’on les formule. De ce fait, si une personne est coupée alors qu’elle est en train de parler de son idée ou problème, sa solution ne pourra pas émerger.
L’enjeu consiste donc à apprendre à se taire intérieurement et extérieurement pour donner la possibilité à l’autre de résoudre ses soucis. Or comment y parvenir? «En respirant après un point.»
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